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 Une matinée semblable à toutes les autres...

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Camille de Longchamps


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MessageSujet: Une matinée semblable à toutes les autres...   Jeu 30 Oct - 1:24

La matinée était déjà bien avancée, mais curieusement, peu de personnes se promenaient dans le square de la haute ville. Camille s'en réjouissait : moins il y avait de monde, plus elle était certaine de n'être reconnue par personne. Comme elle l'avait remarqué dès les premiers jours suivant son départ pour la Terre Sainte, jouer le rôle de quelqu'un d'autre n'était pas de tout repos. C'était même épuisant, autant mentalement que physiquement. Il fallait toujours être sur le qui-vive, sensible aux moindres détails et ne jamais trop se mettre en avant. Mais ne pas non plus être toujours en retrait, sous peine de se faire aussi bien remarquer que si elle décidait de hurler à tue-tête qu'elle n'était pas celui que ses compagnons croyaient. Bref, c'était un peu comme ces acrobates qu'elle avait vu un jour de foire, lorsqu'elle était petite : avancer avec précaution, mais grâce et légèreté, sur un fil mince, en gardant bien à l'esprit que le moindre geste brusque, le moindre faux-pas peut vous faire chuter.

C'est pourquoi, depuis qu'ils étaient arrivés à Saint Jean d'Acre, et qu'elle avait découvert cet endroit paisible, tous les matins elle se sacrifiait au même rituel : elle enfilait une tunique quelconque, laissait ses armes et ses affaires de côté, quittait la caserne en douce et filait vers le jardin publique, afin de redevenir, pour quelques minutes au moins, Camille de Longchamps, simple demoiselle loin de chez elle et de sa famille. Sans ce petit rituel quotidien, elle aurait été certaine de perdre la raison : elle n'en pouvait plus de réagir avec un temps de retard quand on lui donnait du "Etienne". Elle était fatiguée d'inventer des excuses pour ne participer à certaines occupations qu'affectionnaient ses compagnons. Jamais elle n'aurait pensé que cela aurait aussi éprouvant de se mettre à la place de quelqu'un d'autre. Mais, même si elle l'avait su le jour où elle avait proposé cette idée folle à son père, elle n'était pas certaine qu'elle serait revenue sur sa parole. Bien que revêtir ce déguisement chaque jour était épuisant, il y avait quand même de nombreux côtés positifs. Cet endroit magnifique n'était que le premier d'une longue liste.

Les cloches de la cathédrale, tout près, sonnèrent la onzième heure de la journée, la cinquième depuis le lever du soleil. Il lui restait un peu de temps avant de devoir quitter ce lieu tranquille pour aller acheter de quoi manger puis de retourner à la caserne. C'était toujours le moment le plus angoissant dans ces escapades secrètes. Il y avait toujours le risque qu'en revenant elle tombe sur quelqu'un, qu'elle connaissait pour ne rien arranger aux choses, et que sa couverture s'envole. Elle avait bien deux ou trois mensonges d'avance, mais elle savait pertinemment qu'il ne ferait pas long feu, et seraient très peu crédibles. Pour le moment, la chance lui avait toujours sourie. Mais elle jouait avec le feu, elle en était consciente, bien qu'incapable de s'arrêter. C'était toujours comme ça avec elle : elle avait beau savoir que le danger guettait tout prêt, tant qu'elle n'y était pas confronté directement elle n'y prêtait pas attention. Sauf qu'aujourd'hui, elle risquait plus que quelques bleus, une cheville foulée ou une remontrance bien sentie. Elle jouait sa vie. L'enjeu avait beau être de taille, elle savait parfaitement que demain, si le temps et les circonstances les lui permettaient, elle serait de nouveau ici, à flâner dans les allées, évacuant toute la tension accumulée la veille.

Elle eut soudain l’étrange et inexplicable impression qu’elle était surveillée. Les battements de son cœur s’accélérèrent, et un désagréable frisson glacé descendit le long de son échine. Avec ce qu’elle espérait être de la désinvolture, elle inspecta les environs. Personne. D’où lui venait ce sentiment de danger alors ? Un couple, loin derrière elle, se rapprochait doucement, bras dessus, bras dessous, mais ils avaient vraiment l’air inoffensif. A part eux, elle était seule. Pourtant, si quelqu’un la surveillait d’un endroit relativement bien caché, elle se savait incapable de le découvrir. Haussant les épaules, elle reprit sa marche, tous sens en alerte. Ce n’était vraiment pas le moment de commettre une imprudence et de se faire remarquer. Elle aurait pu faire plus attention, au lieu de partir dans ses rêveries, comme à son habitude. Si l’on pouvait s’accorder le luxe de laisser ses pensées vagabonder quand on ne risquait rien, ce n’était certainement pas le cas quand on mettait sa vie en danger en se promenant sous sa véritable identité.

La matinée était déjà bien avancée, et la mi-journée serait bientôt là. Camille décida qu’il était temps de reprendre le chemin de la caserne.
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Tristan D'Eodh


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MessageSujet: Re: Une matinée semblable à toutes les autres...   Jeu 30 Oct - 16:28

L'air était lourd et étouffant, si bien que la sueur perlait en grosse goûte sur la peau rugueuse de Tristan d'Eodh. Même après tant de temps passé en Terre Sainte il n'avait jamais pu s'habituer à cette foutu chaleur étouffante qui était omniprésente, même l'ombre ne fournissait pas un abri convenable. Il resserra son gantelet maillé de fer pour contenir son énervement, s'il ne se contenait pas il risquait fort de faire un malheur et il ne tenait pas du tout à provoquer un scandale ou à attirer l'attention sur son cas. Même la verdure environnante ne parvenait à calmer ses ardeurs belliqueuse, les jardins de Saint Jean d'Acre n'exerçaient apparemment pas leurs effets relaxant sur sa personne.

Ses chausses de métal piétinaient sur le chemin ensablé, soulevant par moment des petits nuages de poussière qui se dissipaient au gré du vent. Son heaume sous le bras, il avait laissé son compagnon de guerre en sa demeure, pour faire bonne figure, son signe d'appartenance aux templiers étaient clairement affichés sur son torse. Vêtu de sa cotte de maille et accompagné de quatre hommes, on pouvait entendre les cliquetis métalliques qui accompagnaient leur marche. Son escorte tout de fer vêtu le suivait de près, l'œil alerte et l'arme au poing, ils surveillaient les horizons. Ils avaient beau être en territoire «alliée» on ne savait pas ce qu'ils pouvaient se passer avec ces fichus Croisés, même si Tristan doutait que ceux-ci mettent en danger leurs accords en s'attaquant à lui.

Tristan se laissa à repenser à l'affront qu'il venait de subir. Il était venu en qualité de diplomate pour nouer des liens «amicaux basé sur une entente réciproque» avec le haut commandement Croisé et on lui avait tout simplement refusé le droit de s'entretenir avec un des commandants de la croisade ! Pour qui le prenait-on ? Un nobliaux quelconque ? Il était Tristan d'Eodh et personne ne se refusait à l'accueillir et encore moins à l'écouter ! Roi d'Angleterre ou pas il payerait forcément un jour pour cet affront à son honneur. A ce souvenir il étouffa un juron dans sa langue gutturale et accéléra la marche, il lui tardait de quitter ces lieux au plus vite et de regagner la sécurité de ses appartements à Jérusalem.

Seulement Saint Jean D'Acre se révélait encore plus complexe que la ville Sainte et ils tardaient à trouver la sortie, ce qui ne faisait qu'ajouter à l'énervement du templier. Soudain son regard croisa une silhouette lointaine, il fronça les sourcils et porta la main à sa hanche avant de se souvenir qu'il n'avait aucunes armes. La silhouette se fit plus distincte à mesure qu'il avançait et il put bientôt détailler à loisir une jeune femme en tunique. Les cheveux bruns coupés courts encadraient un visage aux formes agréables qui enchantait le regard, on pouvait lire une inoffensive naïveté dans ses grands yeux gris. Il y avait pourtant quelque chose de vraiment masculin dans sa démarche et dans son visage. On aurait presque pu croire avoir affaire à un soldat...Tristan avait passé suffisamment de temps sur un champ de bataille pour en reconnaître un.

Un homme de son escorte s'avança devant lui l'arme levé prêt à se débarrasser de l'inconnu. Tristan mit une main sur l'épaule de son homme et dit d'une voix autoritaire qui n'autorisait aucune réplique:

-Paix Amalric !

Le soldat se résigna sans résistance et baissa son arme avant de la remettre au fourreau sans pour autant s'éloigner de son seigneur. Les autres hommes en firent autant et stoppèrent leur progression pour entourer leur maître et s'assurer de sa protection. Même ainsi entouré Tristan aurait largement préféré être lui même armé, cependant face à une femme seule il ne risquait pas grand chose. Il pourrait sans doute lui indiquer le chemin, Il vint à sa rencontre pouvant le détailler encore plus à loisir, elle était vraiment attirante et s'il n'y avait pas eu son air sévère et cette aisance presque militaire il aurait pu fort bien s'en accomoder.

-Salutations, mes hommes et moi-même cherchons les portes de la Cité, indique nous le chemin le plus court.


Pas besoin de se prendre des gants avec une misérable civile, celui lui devait respect et obéissance au vu de son rang.
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Camille de Longchamps


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MessageSujet: Re: Une matinée semblable à toutes les autres...   Jeu 30 Oct - 19:59

Aussitôt la menace d'un danger hypothétique écartée, Camille replongea dans les méandres de son esprit.
*Ah !* pensait-elle le cœur léger *une petite pluie serait la bienvenue par ce temps sec.* Elle qui avait grandi entourée de vertes prairies, et qui n'avait jamais connu de semaines sans pluie, si ce climat chaud de perpétuel beau temps l'avait ravi les premiers jours, il en allait autrement à présent : elle aurait donné n'importe quoi pour une petite bruine rafraîchissante. L'attrait de la nouveauté, n'exerçait sa fascination que très peu de temps avec elle : elle passait son temps à sauter d'un sujet d'intérêt à un autre, à un rythme effréné. Sa curiosité et sa soif de découvrir ne semblaient jamais rassasiées.

Son regard fut attiré par un ravissant arbuste de fleurs orangés, teinte qui n'était pas commune de par chez elle. Elle ralentit pour l'admirer, et humer le délicat parfum qui se dégageait des pétales, puis elle releva la tête, repartit d'un pas guilleret... et son cœur faillit manquer un battement. Encore une fois, elle venait de se faire prendre à son propre piège. Son instinct lui avait soufflé, pas plus tard qu'il y avait quelques secondes, qu'un danger approchait. Et l'avait-elle écouté ? Que nenni ! Cela aurait été bien trop facile. Elle venait de se mettre en beauté dans une situation impossible. Et cela risquait de lui coûter très cher.

Avec une appréhension grandissante, essayant de garder une attitude relâchée et insouciante, elle regarda approcher la petite troupe. Bien évidemment, elle avait vu juste : les cinq hommes se dirigeaient droit vers elle et, à part en faisant preuve d'un manque de respect flagrant, elle ne pourrait pas les éviter. Avec un peu de chance, leurs pas se croiseraient sans que cela ait la moindre incidence, et chacun continuerait son chemin comme si cette "rencontre" n'avait jamais eu lieu. Mais Camille avait eu une chance insolente ces derniers temps : il était bien temps que cela s'arrête.

Elle manqua défaillir lorsqu'elle remarqua la croix imposante sur le torse de ce qui semblait être le chef de la petite troupe. Il se promenait avec un air suffisamment suffisant pour que l'on ne se méprenne pas sur son rang. Mais qui était-il exactement ? Camille n'en savait rien, et n'avait aucune envie de l'apprendre. Pourtant, elle en était à présent certaine, les choses n'allaient pas se passer selon son bon vouloir. Le fait que cet homme, quel qu’il soit, la dévisageait depuis quelques secondes était un indice éloquent. Si elle avait déjà croisé cet homme lorsqu'elle était en compagnie de ses compagnons croisés, c'en était fini d'elle.

Puis elle se reprit : quelle manie à se laisser aller au dramatique elle avait pris ces derniers temps ! Qui croyait-elle être ? Elle n'était qu'un noble comme un autre, absolument invisible au milieu des autres. Les chances pour qu'elle ait déjà croisé cet individu était infime, quasi nulle même. Elle, Camille, se serait certainement souvenue de lui si, par malheur, ils s'étaient déjà croisés. Mais pour que l'inverse soit vrai... Il fallait qu'elle soit vraiment terrifiée pour qu'une telle pensée ait pu effleurer son esprit.

Et puis, l'inévitable se produit. L'homme lui adressa la parole, lui posant une simple question, et si elle n'avait du jouer le rôle de son frère pendant toutes ses semaines, elle aurait très certainement pris ses jambes à son cou, là tout de suite, et ne serait arrêté qu'une fois de retour au pays. Mais au lieu de cela, au lieu de se ridiculiser complètement aux yeux d'un templier important, elle inspira profondément, souhaitant que cet apport d'air lourd et chaud calme les battements de son cœur. Le temps sembla se figer, le silence sembla s'étirer, son cœur continuant à cogner à grand bruit dans a poitrine. Sans nul doute que la petite troupe devait l'entendre, et se moquer d'elle, l'affublant de noms tout aussi peu reluisant les uns que les autres. Puis elle expulsa l'air qu'elle avait inspiré, et le temps reprit son cours.

"Avec plaisir, Messire. C'est assez simple, à partir d'ici. Il vous suffit simplement de descendre les marches que vous voyez là-bas, de continuer l'avenue, qui s'étend à ses pieds, sur environ trois cent mètres puis de tourner à droite dans l'artère principale. Là, vous prenez à gauche, et les portes seront droit devant vous. Assurément, aucune chance de les manquer."
En avait-elle fait trop ? C'était-elle montré trop insolente, ou avait-elle fait preuve d'impolitesse ? Son cœur battait furieusement à ses oreilles, et elle sentit son visage s'empourprer.

*Faites qu'ils s'en aillent, et vite* se surprit-elle à supplier mentalement. Rester là, devant eux, était une véritable torture. Elle se sentait affreusement vulnérable, et ce n'était pas une sensation agréable.
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Tristan D'Eodh


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MessageSujet: Re: Une matinée semblable à toutes les autres...   Jeu 30 Oct - 23:20

La jeune femme sembla rassembler toutes ses forces pour un assaut dont elle savait qu'elle n'était pas de taille à livrer. Les yeux baissés elle parla d'une voix qui se voulait peu assuré mais elle avait répondu vite, bien et précisément, c'était bien assez pour que le templier la laisse tranquille et poursuive son chemin cependant quelque chose le gênait dans le comportement de la jeune femme. Etait-ce la gêne et l'angoisse manifeste avec laquelle elle lui avait répondu ? Ou bien la foule de détail et de précisions sur l'itinéraire qui indiquait clairement qu'elle n'était pas étrangère aux lieux ?

L
e regard baissé elle évitait soigneusement de le regarder dans les yeux et Tristan appréciait cette sensation de crainte qu'il pouvait inspirer. Il avait passé un moment plutôt désagréable et il pouvait bien s'accorder quelques douceurs. Il détailla de bas en haut la jeune femme, elle n'était pas si mal après tout. Mais le viol n'avait jamais été dans ses vices.

Il s'autorisa un petit sourire sadique, l'envie de jouer un petit peu le prenait aux tripes. L'envie de jouir de son pouvoir néanmoins il savait qu'en ces murs il ne pouvait rien lui faire, il devrait se contenter de la taquiner...Il pouvait percevoir et sentir les supplications silencieuses qui émanait de son être, c'était pour lui comme une douce musique à ces oreilles. Il mit un index de métal sous son menton et imprima une légère force pour la forcer à lever la tête. Il plongea ses yeux dans son regard gris. Elle avait l'air si fragile et pourtant...Son intuition lui soufflait que quelque chose se cachait derrière tout ça, une intuition qui ne se trompait jamais.

Il modula le ton de sa voix pour paraître le plus aimable et doucereux possible, il effrayait déjà bien assez comme ça la jeune femme.

-Tu as un nom ma jolie ? Tu sais que tu pourrais faire une parfaite dame de compagnie ? Qu'en dis-tu ? Quitter cette ville moribonde pour gagner la ville Sainte ?

Il s'exposait sans doute inutilement en exhibant son statut de templier, l'Ordre se devait de rester secret mais il n'en avait que faire. C'était les couards qui se cachait, lui n'avait pas peur d'affirmer haut et fort qu'il était prêt à assurer les idéaux de la Croisade par la force s'il le fallait. De plus la large croix sur son tabard indiquait clairement son rang. Rien ne l'empêchait de sortir d'ici au plus vite mais il ne pouvait s'empêcher de vouloir s'amuser avec sa nouvelle proie.
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Camille de Longchamps


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MessageSujet: Re: Une matinée semblable à toutes les autres...   Ven 31 Oct - 0:21

Un gémissement plaintif résonna au plus profond de son âme. Seule une maîtrise parfaite d'elle-même l'avait empêché, au dernier moment, de desserrer les lèvres et de faire vibrer ses cordes vocales. Fort heureusement, ses longues semaines à endosser le rôle de quelqu'un lui apporta le courage qui lui aurait certainement manqué en d'autres occasions. Comprenant trop tard qu'elle s'aventurait désormais en terrain miné, et que la moindre respiration de travers pouvait lui faire perdre la tête, au sens propre du terme, elle décida de jouer le jeu jusqu'au bout. Elle n'était pas une simple demoiselle de bonne famille se promenant innocemment dans les jardins de Saint Jean d'Acre. Par Dieu, elle était Camille de Longchamps, croisée de France, venue pour libérer la Terre Sainte au nom de Dieu et de sa famille. Et si être arrivée ici, femme et non homme, ne lui donnait aucune légitimité en tant que chevalier croisé, ce qu'elle avait du enduré pendant son voyage jusqu'ici justifiait largement, à ses yeux du moins, le risque qu'elle s'apprêtait à prendre.

Elle redressa les épaules et releva les yeux, n'essayant plus de détourner le regard mais au contraire cherchant le contact visuel, vissant son regard dans le sien, y mettant tout le défi et le courage qu'elle trouvait. Derrière son air bravache, elle se savait prête à s'effondrer à tout instant. Tenir tête à son père, et à sa famille était une chose. Défier, dans le plus grand secret, la loi et s'engager en tant que chevalier en était une également. Mais défier ouvertement un templier, de haut rang, en terre étrange, alors qu'elle ne pouvait que sur elle-même pour sauver sa peau en était une autre. Les dés étaient lancés. Elle fit une rapide prière et se jeta à l'eau. Elle n'avait plus rien à perdre.

"Camille... Messire."
La pause était volontaire. La longueur de sa phrase beaucoup moins. Dans cette position, à la merci de cet homme brutal, elle se sentait incapable de tenir de grands et beaux discours. Et ce, même si elle avait matière à. Donner son vrai nom, ou pas, avait été un dilemme qu'elle avait rapidement résout : qu'elle mente, ou qu'elle dise la vérité ne l'avantageait aucunement. Elle n'avait pas le temps de trouver un nom d'emprunt, d'autant plus que les seuls qui lui venaient à l'esprit étaient à consonance arabe. Or, avec sa peau pâle, autant faire croire à cet homme qu'elle était le Pape en personne. Et puis, c'était toujours un mensonge à retenir en moins...

Son cou commençait à lui faire mal, et un mal de tête pointait son nez. Elle était dans une position inconfortable, qui ne l'aidait pas à garder les idées claires et à réfléchir sereinement. De toute façon, comment rester calme dans une telle situation ? Il fallait faire avec les moyens du bord. Cela n'allait certainement pas l'aider de penser à l'inconfort de sa situation et à combien elle pourrait être meilleure.

"Gagner la Terre Sainte ? Avec plaisir... Mais certainement pas en votre compagnie, Messire."
D'un geste plus brusque qu'elle ne l'aurait voulu elle dégagea sa tête, mais ne bougea pas plus. Elle était cernée de toute part et, bien que ne portant pas d'armes, elle avait le pressentiment que ces hommes n'hésiterait à passer leurs épées en travers de son corps au moindre geste malencontreux. Elle resta donc ainsi, où elle se trouvait, dangereusement près du templier.

Prenant soudain conscience que ce qu'elle venait de dire pouvait paraître un peu trop sec, elle ajouta trop précipitamment à son goût :
"Vous vous lasseriez rapidement de moi et ensuite, que ferais-je dans une si grande ville, livrée à moi-même ? Jouer la putain ne m'intéresse guère, Messire. Je préférerais encore m'ôter la vie."
Elle fit un rapide signe de croix, et attendit tranquillement, les bras croisés.

La seule chose à laquelle elle pouvait penser, en cet instant de mort imminente, était qu'elle arriverait certainement en retard à la caserne, et aurait beaucoup du mal à rentrer inaperçue, si elle rencontrait les croisés revenant de leur déjeuner. Cet homme avait réussi à la mettre en retard, chamboulant son timing parfait. Elle risquait gros, juste parce qu'il voulait s'amuser un peu au détriment d'une innocente demoiselle. Ce soudain éclat de fureur muette donna un coup de pouce à son courage. Il n'allait pas s'en tirer à si bon compte. Elle regretta, un peu tard, d'être sans arme. Si elle avait eu son épée, les choses auraient été beaucoup moins compliquées.
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Vossler Y. Azelas


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MessageSujet: Re: Une matinée semblable à toutes les autres...   Ven 31 Oct - 2:35

La chevauché avait été longue depuis Jérusalem mais la route nouvellement crée avait beaucoup accélérer le temps de trajet, le cheval frais quand à lui avait fait des merveilles, rares étaient les montures capables de porter un homme en armure avec autant de vélocité. Quoique qu'il en soit Vossler était arriver à Saint Jean d'Acre, la cité croisée par excellence, ici le templier ne s'inquiétait pas, bien que les croisés et les templiers ne s'entendait pas tout le temps un homme de son rang n'avait réellement rien à craindre. Il était un peu plus de onze heures, il restait encore un bonne partie de la journée avant qu'il ne doive rentrer dans la ville sainte. Il ne venait pas souvent à Acre mais les jardins ici lui était agréable c'est donc tout naturellement qu'il pris cette direction.

Quand Vossler arriva au bout du jardin il vit cinq hommes qui encerclait une jeune femme, une scène plutôt banale dans le monde dans lequel nous vivons mais ce qui dérangeait Vossler c'est que celui qui semblait le chef était un templier, de plus un templier que Vossler connaissait, le seigneur Tristan D'Eodh, un homme cruel et sanguinaire, un véritable colosse. Mais notre templier n'était pas du genre à se laisser démonter et il faut dire que malgré sa dizaine de centimètre de moins et sa carrure moins imposante il arrivait quand même à tenir la distance enfin de toute façon il n'allait pas laisser faire ce genre d'individus qui n'hésitait pas à utiliser les autres pour leur bon plaisir.


"Laisse donc cette demoiselle Tristan, d'ailleurs tu n'a pas un rapport à faire à l'ordre?"


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Laël Ezriel


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MessageSujet: Re: Une matinée semblable à toutes les autres...   Ven 31 Oct - 3:24

    Lael observait la scène depuis un toit discrètement invisible à l'oeil de tous. La jeune femme semblait inoffensive cependant il fallait que comme toujours un de ces templiers viennent mettre leur grain de sel là dedans. Toujours en train de chercher à provoquer ces templiers ... Ils ne changeront donc jamais ... Lael était habillé pour l'occasion d'un pantalon toujours ample mais cette fois si blanc. Toujours torse nu et recouvert en partie de son armure, une capuche blanche lui caché le visage afin qu'il soit méconnaissable. Il ne connaissait pas ces hommes mais il ne luit plaisait déjà pas. Pourtant tout cela partait d'un bon sentiment à la base ... Il voulait juste retrouver son chemin mais voilà, face à une jeune femme il ne pouvait garder ses sales pattes dans ses poches et rester tranquille ... Mais ce qui énervait le plus dans tout ça c'était les 4 toutous qui le suivait partout. Ces gars là n'avait aucunes méninges, la matière grise était inexistante chez eux. Privés de leur libre arbitre ils se laissaient commander sans broncher mais surtout sans rien comprendre ... Il était tant d'agir ... Mais, car il y a un mais, un nouvel intervenant venait d'arriver ...

    Effectivement, un autre templier arrivé. En surnombre allaient-ils tous s'en prendre à elle ? Heureusement non, Lael resta perplexe, ce templier lui paraissait étrange. Il tenait de défendre la jeune femme et réprimandait son confrère. Plutot étrange comme attitude venant d'un templier. Un léger doute s'installa alors en Lael, devait-il alors intervenir ... Il repensa alors à la guerre, Jennah Abel et ses autres confrères et à la fraternité. Le peuple devait savoir que les assassins étaient de retour ...

    Dans un bref instant, toujours silencieux et attentif, Lael s'élança, courant à tout vitesse sur le toit mais dans un incroyable silence grâce à son contrôle de l'air il arriva aux bords du toit et sauta en direction d'un des 4 serviteurs du maitre templier. Alors en plein vol, les rapides comprirent alors le danger qui arrivait. La lame secrète de Lael sortit du bout de la mitaine cuirassé du bras, les deux pieds en avant l'homme fut alors projeter dos contre terre et Lael n'hésita pas à planter sa lame dans la gorge du templier ...

    Lael se releva alors rapidement projetant une bulle d'air autour de lui le protégeant les 3 autres gardiens du templiers sortirent rapidement leur épées pour attaquer, tout comme l'autre templier mais qui lui semblait plus la sortir par protection. Il s'approcha alors du templier qui avait été appelé Tristan, Lael sortit alors son épée et lui assena un coup sur le bras droit le projetant alors contre un mur.

    " Rappelle toi templier de cette blessure, les assassins sont de retour et ramèneront la paix que vous tentez de rompre ! Que cela te serve de leçon et n'hésites pas à en parler à tes confrères. Cette marque est pour la jeune femme que tu importunes ... "


    Des voix alors se firent entendre au loin ... " Un hérétique ! ". Il dissipa alors sa bulle d'air et se mit à courir dans la ruelle poussant légèrement la jeune femme de son épaule lui lançant un regard qui lui conseillait de ne pas trainer dans les parages. Des soldats se lancèrent alors à ses trousse, Lael grimpa rapidement sur un des échafaudages afin de pouvoir fuir par les toits.

    [ Je continuerais mon post sur les toits demain, vous êtes prévenus les assassins sont de retour =D, Nennuit les gens =) ]

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Vossler Y. Azelas


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MessageSujet: Re: Une matinée semblable à toutes les autres...   Ven 31 Oct - 5:54

A peine Vossler avait il eu le temps de prononcer sa phrase qu'un homme, bien que nôtre templier n'aurait pas cru un homme capable d'une telle virtuosité, surgit du toit d'un bâtiment proche il fondit sur un des garde de Tristan avec une rapidité ahurissante, il ressemblait à un véritable oiseau de proie. L'oiseau ne manqua pas sa cible, à peine avait elle été toucher qu'elle était déjà morte, puis se retournant vers le colosse l'homme en question le blessa au bras droit, comment Vossler n'avait il pu ressentir ce danger à l'avance? la réponse était pourtant simple il n'y avait eu aucun danger, pour lui tout du moins. Enfin, avant de s'enfuir, l'inconnu prononça des phrases qui troublèrent terriblement Vossler.

" Rappelle toi templier de cette blessure, les assassins sont de retour et ramèneront la paix que vous tentez de rompre ! Que cela te serve de leçon et n'hésites pas à en parler à tes confrères. Cette marque est pour la jeune femme que tu importunes ... "


Un assassin? cet homme était donc un assassin, Vossler les croyait disparus, à vrai dire n'étant pas chez les templiers depuis fort longtemps c'était la première fois qu'il en croisait un. Mais une chose dérangait Vossler, l'assassin avait dit que lui et ses semblables ramèneraient la paix que les templiers tentent de rompre...


*Je ne comprend pas ont m'a toujours décrit les assassins comme des faiseurs de trouble, pourquoi agiraient ils en faveur de la paix? Pourquoi cet assassin s'en ai pris à Tristan et ses sbires et pas à moi? Aurait il vu que j'essayais simplement d'aider cette jeune femme en tout cas une chose est sure cet homme, assassin ou non, à sauver cette demoiselle, à puni Tristan comme il se doit et m'a éviter de m'impliquer ouvertement, je suis déjà assez mal vu dans l'ordre pour en rajouter.*


Alors même que l'assaillant s'enfuyait Vossler repris ses esprits, les questions il se les poserait plus tard, il connaissait suffisamment Tristan pour savoir qu'il voudrait passer ses nerf sur quelque chose et surement sur cette jeune femme. Vossler arriva donc au contact de la demoiselle avec une vitesse étonnante pour un homme qui, avec son armure, ne pesait pas loin de cent kilogramme, il la saisit le plus doucement possible par les hanches et l'emmena dans une ruelle plus loin, à l'abri des regard et surtout de celui de Tristan.

"Est-ce que vous allez bien jeune demoiselle? J'espère que toute cette agitation ne vous a pas trop effrayé."


Dernière édition par Vossler Y. Azelas le Ven 31 Oct - 21:47, édité 3 fois
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Tristan D'Eodh


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MessageSujet: Re: Une matinée semblable à toutes les autres...   Ven 31 Oct - 14:42

La suite des échanges n'avaient été qu'une succession de malaise et de gêne que Tristan pouvait sentir s'accroître chez la jeune femme et pourtant...D'une force soudaine elle s'était débarrassé de son emprise et avait répliqué avec vivacité, une trop grande vivacité et le templier n'était pas du genre à apprécier qu'on insulte son honneur. Une brusque bouffé de colère et de haine lui embruma l'esprit et il s'imagina en train de défoncer le crâne de cette outrecuidante à grand renfort de coup d'épée, il se ressaisit bien vite: en ces murs il était comme pieds et poings liés. Néanmoins Camille semblait consciente de son acte et prête à accueillir la mort, le moins que l'on pouvait dire était qu'elle ne manquait pas de culot ! Il commençait vraiment à l'apprécier, cette donzelle était doté d'une sacré paire ! Une vulgaire paysanne aurait supplié pour sa vie, elle non.

Amalric avança l'arme levé prêt à infliger le juste châtiment pour avoir oser insulter son maître mais Tristan le retint d'un geste agacé. Combien de fois devrait-il le dire ? Pas de mort dans cette enceinte et de plus il n'était pas genre d'homme à se cacher derrière ses hommes lorsqu'il s'agissait de protéger son honneur. Alors qu'il s'apprêtait à répliquer le sourire aux lèvres il fut violemment interrompu dans son élan. A la mention de son nom il se retourna la fureur aux lèvres et croisa le regard d'un homme qu'il ne connaissait que trop bien. Vossler Y. Azelas...Le redresseur de torts, un faible parmi les faibles pour Tristan. Plus préoccupé par le sort du peuple que par le destin de la Croisade, plus habile à manier sa langue que son épée. Un homme qui n'avait rien à faire ici et surtout qui n'avait aucuns ordres à lui donner.

I
l confia son heaume à un de ses compagnons et s'avança l'air menaçant bien décidé à faire comprendre qui commandait ici. Une bourrasque de vent soudaine le stoppa et il tourna la tête brusquement vers les toits, juste à temps pour voir une tempête blonde et tournoyante s'abattre sur ses hommes. D'une succession de geste rapide et souple que le seigneur d'Eodh put à peine suivre il se débarrassa prestement d'Amalric en mettant fin à ses jours, d'un revers de lame dans la gorge. Le sang jaillit en fontaine pour venir gorgé la terre avide. L'intrus ne s'arrêta pas là et dégaine une longue lame dans le but précis de s'attaquer à lui. Tristan jura, il était sans arme et n'avait que pour seul protection sa cotte de maille. Il mit en avant son avant-bras droit et stoppa la lame qui ripa sur la protection et se contenta de le projeter contre un mur.

Il défonça le mur de pierre et de chaume, s'enfonçant profondément dedans. Une pluie de débris et de poussière s'abattit sur lui. Il émergea bientôt de cette brume hors de lui. Qui était cet homme ! Un assassin ? Impossible, l'Ordre les avait déjà tous décimés ! Peut importe qui il était, il avait eu l'audace de tuer un de ses hommes et de s'en prendre à lui ! L'adrénaline évacua peu à peu son corps et il prit alors conscience de sa blessure au bras. La lame avait traversé la cotte de maille comme du parchemin et mordu sa chair. Cependant l'entaille restait superficielle et commençait déjà à se refermer, dans quelques minutes elle ne serait plus. Bouillonnant de rage il s'exclama:

-Goderic ! Ton épée ! Et retrouvez cet homme au plus vite ! Je le veux mort !

L'homme acquiesça prestement et lui donna son arme que Tristan saisit avec force, soupesant le poids de l'épée qui lui paraissait bien trop légère. Il enjoignit à ses hommes de se dépêcher et bientôt ils s'évanouirent dans les rues. Il espérait qu'ils n'attireraient pas trop l'attention , les Croisés apprécieraient moyennement autant de remue ménage dans leur ville. Mais il y avait plus important...Vossler. Où était-il passé ? Partit à la poursuite de son assaillant ? Et d'ailleurs où était la jeune femme ? S'il avait fait ce qu'il pensait ça allait très mal se passer. Il s'avança dans les ruelles et sortit du square, l'arme au poing il regardait de droite à gauche. Se moquant de voir qu'il effrayait les passants. Bientôt son regard croisa une forme singulière: Vossler. Un rictus de rage était apparu sur son visage:

-Vossler ! Lâche ! Qu'est-ce-que tu fais ! On a un assassin dans les parages et toi tu ne penses qu'à renifler le cul d'une donzelle ! A moins que tout ceci n'est pas rien à voir avec toi ? Un de mes hommes est mort !

Il avait besoin de se passer les nerfs et Vossler était tout indiqué.
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MessageSujet: Re: Une matinée semblable à toutes les autres...   Ven 31 Oct - 15:51

Alors même que Vossler posait cette question à la jeune femme qu'il fut interrompu, non par un assassin cette fois, mais par Tristan, cet homme la avait un don pour que ses apparitions ne soient jamais agréables. Le colosse semblait vraiment énervé, enfin jamais Vossler n'avait vu cet homme calme de toute façon.

-Vossler ! Lâche ! Qu'est-ce-que tu fais ! On a un assassin dans les parages et toi tu ne penses qu'à renifler le cul d'une donzelle ! A moins que tout ceci n'est pas rien à voir avec toi ? Un de mes hommes est mort !


"Ce que je fais? et bien je met cette civile en sécurité bien évidement, elle pourrait être blessé avec toute cette agitation, et nous sommes à Saint Jean d'Acre un nouveaux scandale avec les croisés ne serait pas le bienvenu."
"De plus comme tu l'a si bien dit tout ceci ne me regarde pas, c'est un de tes hommes qui est mort et je n'ai que faire de tes hommes surtout un jour ou je suis en permission."


Bien que Tristan se tenait là l'arme au poing, Vossler doutais fort qu'il en vienne à se battre, il était impulsif et sans pitié mais pas idiot, se battre avec un autre templier ne lui apporterait rien.

"Par contre toi tu devrai peut être partir à la poursuite de cet assaillant, ne dit tu pas que si on veut que le travail soit bien fait il faut le faire soit même? Je crois qu'il s'est échappé par les toit..."
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Camille de Longchamps


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MessageSujet: Re: Une matinée semblable à toutes les autres...   Ven 31 Oct - 21:03

Les évènements s'enchainèrent alors à la vitesse de la lumière, tellement vite d'ailleurs qu'il fallut quelques secondes à Camille pour comprendre ce qui venait de se passer.

Un inconnu s'était approché, un homme, visiblement un templier également, et qui connaissait son interlocuteur de surcroit. Lorsqu'il s'interposa pour la sortir de cette situation inconfortable, la seule chose à laquelle elle pensa fut qu'elle était assez grande pour s'occuper d'elle-même et qu'elle n'avait certainement pas besoin qu'on vienne à son secourir. Ce n'est que bien plus tard, lorsque les événements se seraient calmés, qu'elle comprendrait qu'il lui avait tout simplement sauvé la vie. Pour le moment, et malgré la colère qu'elle ressentait à ce qu'on la prenne pour une faible femelle, tout ce qu'elle voyait c'est qu'il contrariait les plans du dénommé Tristan - un prénom qu'elle n'oublierait jamais - et que ce dernier semblait pressé de le remettre à la place. Ses yeux lançaient des éclairs, et ce n'était pas seulement à cause de son impudence de tout à l'heure. Pourtant, il n'eut le temps de rien faire.

Une tornade jaillit des toits et, avant que Camille ne comprenne ce qui se passe, l'un des hommes du fameux Tristan fut égorgé dans les règles de l'art, par une espèce de... une espèce de... La jeune fille n'avait absolument aucune idée de qui pouvait bien être cet homme. Quel qu'il soit, il infligea pourtant une impressionnante blessure à l'invulnérable Tristan, blessure qui le projeta contre le mur le plus proche. Prise de cours, estomaquée par ce qu'il venait de faire, Camille ne fit guère attention à ce qu'il dit à la suite. Il était question d'assassins, de marque, et de se souvenir de cette rencontre. Parfait. Cela n'avait aucun rapport avec elle, et cela ne semblait pas vraiment important.

Puis, alors que ce curieux homme disparaissait aussi vite qu'il était apparu, le nouveau venu, celui qui s'était interposé en premier, la pris par la taille et l'amena loin des combats. Avant qu'elle n'ait pu réagir, ils avaient quitté le square et s'étaient engagés dans une ruelle. Se rendant soudain compte que l'homme avait les mains posées sur elle, elle se dégagea brutalement, indifférente à la question qu'il venait de lui poser... et tomba nez à nez avec Tristan. Pour le moment, celui-ci ne s'intéressait pas à elle, pas encore, aussi ne bougea-t-elle pas. Elle resta où elle était, entre les deux hommes.

Oh, elle pensa bien à s'enfuir ! Les deux templiers étaient tellement préoccupés par leur discussion qu'elle aurait pu s'éclipser sans qu'aucun des deux ne s'en aperçoivent avant qu'elle ne soit à l'autre bout de la ville. Malgré cette opportunité qui ne se présenterait pas de sitôt, elle ne bougea, n'esquissa pas le moindre geste pour leur fausser compagnie. Depuis qu'elle était ici, c'était la première fois qu'une chose aussi intéressante et inattendue lui arrivait. Qu'importe qu'elle risque sa vie, qu'importe qu'elle soit en compagnie de deux étrangers, hommes de surcroît, qui semblaient prêts à s'affronter en un duel. C'était terriblement excitant, et elle n'aurait manqué cela pour rien au monde.

Commençant à en avoir plus qu'assez d'être traité comme une petite chose fragile, elle profita du silence relatif pour lancer au visage du dénommé Vossler :
"La donzelle n'a pas besoin de protection, Messire Vossler. Elle sait se débrouiller toute seule, et elle aimerait qu'on arrête de la considérer comme une poupée de verre qu'il faut mettre en sécurité à tout prix. Et pour répondre à votre question, je vais bien merci, il en faut beaucoup plus pour m'effrayer."

Elle eut un petit reniflement de dédain, et se tourna vers Tristan, un grand sourire sur les lèvres.
*Cette fois, je te tiens.*
"Messire Vossler a raison, Tristan. Pourquoi tu ne partirais pas à la recherche de cet assassin ? Tu seras certainement plus utile ailleurs... Et puis, mon petit doigt me dit que tu n'es pas le genre d'homme à laisser impuni la mort d'un membre de son escorte. Va vite avant que la piste ne se refroidisse !"
Elle avait conscience d'être aller beaucoup trop loin. Elle savait qu'à cet instant, elle venait de se faire un ennemi mortel. Mais elle s'en fichait. Vraiment. Cet homme l'avait humilié, cet homme l'avait traité comme si elle n'était rien, et c'était bien une des rares choses qu'elle ne supportait pas. Si à cet instant elle avait pu le traîner dans la boue, elle l'aurait fait.

Imperceptiblement, néanmoins, elle se rapprocha de Vossler, espérant que cela suffirait à lui laisser la vie sauve. Si le templier ne partait pas dans les secondes, s'en était fini d'elle. Elle avait eu un sursis la première fois... la seconde serait peut-être celle de trop.

Ou peut-être pas.
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Tristan D'Eodh


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MessageSujet: Re: Une matinée semblable à toutes les autres...   Sam 1 Nov - 1:08

S'en était presque risible. Lui ce permettait de lui parler ainsi ? A Tristan D'Eodh ? Il n'avait jamais eu une grande estime pour le chevalier mais cette fois-ci celui-ci venait de se gagner un ennemi. Sa réponse avait été si désinvolte que cela pouvait en passer pour de la trahison, alors qu'il lui annonçait qu'un des pires ennemi de l'Ordre était dans les parages il lui annonçait tranquillement qu'il était en «permission» et que ce n'était pas «ses affaires». Le templier serra le poing qui enserrait son arme, tout son être lui hurlait de décharger sa haine sur Vossler Y. Azelas. D'abattre le tranchant de son épée en travers de sa gorge et de répandre ses tripes sur le sol.

Alors qu'il ruminait ces sombres pensées, une voix vint faire irruption dans son univers. Une voix féminine. Il se tourna vers la jeune femme et son existence lui revint en mémoire, il l'avait presque oublié. Néanmoins ce qu'elle venait de clamer resterait à jamais graver au fer rouge dans sa mémoire. Que Vossler se paye le luxe de l'insulter passe encore mais qu'une cul terreux de paysanne se permette de lui dicter sa conduite s'en était plus qu'il ne pouvait en supporter. Sa faiblesse transpirait de part en part et elle savait parfaitement qu'elle ne devait son sursis qu'à son beau chevalier. Le dégoût lui vint aux lèvres, elle ne valait pas la peine que Tristan lui accorde son attention.

Il respira à fond et se força à se calmer, il n'avait plus les ardeurs de sa jeunesse et il savait que la colère n'apportait généralement rien de bon dans ce genre de situation. Bien évidement autrefois il n'aurait pas hésité à briser les vertèbres de cet impudent et écorcher vive la jeune femme. La tension quitta son corps alors qu'il abaissait son bras armé. Vossler croirait peut être à un instant de faiblesse de sa part mais il en avait cure. Un rictus de mépris s'afficha sur son visage balafré alors que d'une voix grondante il s'adressa à son confrère:

-Je vois que ta nouvelle putain te fais perdre de vu ton devoir. La déception serait un mot bien trop faible pour exprimer ce que je ressens, après tout je n'attendais pas beaucoup de toi. Quant à toi paysanne soit certaine que je garderais souvenirs de tes paroles, en attendant je n'ai pas pour habitude de m'occuper des rampants de ton genre.

Il déglutit et mit sa lame en travers de son ceinturon avant de faire demi-tour sans cérémonie. L'assassin devait être loin à présent et ils n'avaient aucune chance de le retrouver, du moins pas dans cette ville. Les Croisés seraient surement alerté par l'incident et n'allaient pas tarder à débarquer. Il n'avait donc plus rien à faire en ces lieux, ces hommes le rejoindrait en temps voulu. Il lui fallait à présent regagner sa monture et avertir l'Ordre, Vossler attendrait.

-Je te conseille de ne pas trop t'attarder ici. Je t'attendrais au Temple.

Il partit précipitamment, s'évanouissant bientôt à travers le dédale de Saint Jean d'Acre.
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Vossler Y. Azelas


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MessageSujet: Re: Une matinée semblable à toutes les autres...   Dim 2 Nov - 6:32

Tristan était toujours là l'arme au poing bien qu'il ne semblait pas enclin à se battre, les deux templiers discutaient ou plutôt Tristan traitait Vossler de lâche, il était même probable qu'il prennent ses agissement pour de la traîtrise mais le chevalier n'est avait cure, quels impacts pourraient bien avoir l'avis d'un homme aussi égoïste sur ses décisions? Absolument aucun. Vossler défendait ses idéaux, protéger le peuple et ne pas lever l'épée contre les gens biens, cet assassin n'avait tuer aucun innocent, il n'avait aucun grief contre lui qui le pousserais à le poursuivre mais Tristan ne pouvais comprendre cet état d'esprit ou plutôt il trouvait que c'était l'état d'esprit des faibles. Mais voici alors que Vossler défiait ouvertement Tristan que la demoiselle à côté de lui vint en rajouter, affirmant qu'il avait raison et que Tristan devrait partir à la poursuite de l'assassin. Elle même qui quelques secondes auparavant avait affirmer n'avoir nullement besoin de protection mais qui en provoquant Tristan s'approchait tout de même de Vossler, cela amusait doucement le chevalier, on ne pouvait nier que cette fille avait un sacré caractère en tout cas!

Mais la question était maintenant de savoir ce qu'allait faire Tristan? Il était certain que toute la fureur de son être lui criait de massacrer ce chevalier qui osait se mettre en travers de son chemin, lui le grand Tristan D'Eodh! Et cette femme qui lui manquait de respect nul doute qu'il eu souhaité l'éviscérer sur le champ. Mais il n'en fut rien et Tristan rangea son arme, il fit simplement comprendre à Vossler que cette histoire n'allait pas en rester la et que ils se reverrait au temple de l'ordre, à Jérusalem.


"Je serais de retour en terre sainte avant le crépuscule soit en sur, je n'ai qu'une parole."

"Quand à vous, qui n'avez nullement besoin de protection, j'espère que vous vous rendez compte que Tristan n'est pas du genre à oublier un affront et encore moins un visage, alors quand il vous retrouveras vous pourrez montrer à quel point nous nous étions fourvoyer cet assassin et moi en vous portant secours. Et cela m'éviteras de défiez l'ordre, une fois de plus..."

"Sur ce jeune et farouche guerrière, Messire Vossler se retire, si mademoiselle n'a pas d'objection."


Après ces quelques mot le templier accompli trois pas à reculons et marqua un petit temps d'arrêt, laissant ainsi l'occasion à la jeune femme de parler si elle le désirait, sinon il s'inclinerait et partirait sans se retourner.
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Camille de Longchamps


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MessageSujet: Re: Une matinée semblable à toutes les autres...   Dim 2 Nov - 16:22

Camille tremblait de rage. Comment l'avait-il appelée ? "Paysanne" ? Comment osait-il ?! S'il avait su qui elle était, il aurait certainement modéré ses propos... Ou peut-être pas. Elle l'avait cherché, l'avait provoqué, l'avait clairement ridiculisé devant son confrère et elle s'attendait à quoi ? A une courbette et à des remerciements ? Il fallait qu'elle arrête de croire à l'impossible. Même si cela la mettait dans une colère noire, elle n'avait reçu que ce qu'elle méritait. La prochaine fois, si elle voulait qu'on lui fasse des yeux doux, elle n'aurait qu'à se comporter en conséquence, et pas attaquer sans vergogne un templier.

Malgré sa colère, elle était soulagée, et plutôt fière d'elle. Soulagée, parce que Tristan était finalement parti sans faire trop de vague, mais également parce qu'il ne lui était rien arrivé de trop grave... A part s'être fait un ennemi mortel. Elle se savait néanmoins apte à gérer avec cela : leur prochaine rencontre, s'il devait y en avoir une - et elle n'était pas certaine de le désirer - se passerait nettement mieux. Car cette fois, elle serait harnachée dans son armure et serait entourée des autres croisés.
*Rira bien qui rira le dernier*
Fière, enfin, tout simplement parce qu'elle lui avait tenu tête, plus que de raison certes, mais elle ne s'était pas aplatie devant lui. Son honneur, pour le peu que cela valait, était sauf.

Distraite par ses pensées, elle écouta à moitié ce que lui disait Vossler. Elle lui répondit tout aussi distraitement :
"Ne vous inquiétez pas pour cela Messire. La prochaine fois, je ne serais pas seule, et encore moins aussi vulnérable. Ce serait plutôt à lui de craindre notre prochaine rencontre, et non moi, soyez en assuré."
Elle haussa les épaules et le regarda partir, toutes ses pensées déjà tournées vers son retour à la caserne qui risquait d'être mouvementé. Elle esquissa quelques pas dans la direction opposée que celle qu'empruntant Vossler...

... quand une idée la frappa comme une massue. Elle fit volte-face, se précipita vers lui, et lui posa une main timide sur son bras, pour le forcer à s'arrêter.
"Attendez, Messire !"
Quelle ingrate elle faisait ! Elle avait eu beau fanfaronner devant Tristan sur la futilité de lui venir en aide, cet homme n'en était pas moins intervenu pour la sortir d'une situation qu'elle ne gérait absolument pas, et ce sans rien demander en retour. Elle ne pouvait raisonnablement pas le laisser partir ainsi sans des remerciements. Il lui avait tout simplement sauvé la vie, et voilà qu'elle se comportait comme si ce qu'il avait fait n'avait aucune importance. Elle s'était tellement laissé emporter par son prétendu héroïsme qu'elle en oubliait la politesse la plus élémentaire.

"Je... Je crois bien que vous m'avez sauvé la vie, tout à l'heure. Je tenais à vous remercier, Messire. Sans vous, je ne suis pas certaine que j'aurais pu m'en sortir aussi facilement. Vous avez toute ma gratitude, Messire, pour ce qu'elle vaut."
Puis, prise d'une inspiration subite, elle se hissa sur la pointe des pieds et lui déposa un léger baiser sur la joue.

Elle recula de quelques pas, fit mine de faire demi-tour... et se rendit une fois de plus compte qu'il méritait bien plus que des excuses à moitié sincères et un chaste baiser. Il lui avait quand même sauvé la vie ! Mais que pouvait-elle faire de plus ? Elle... rien. Mais elle connaissait quelqu'un qui pourrait s'acquitter de cette dette.
"Messire... Bien que cela ne me plaise pas, j'ai une dette envers vous. Vous m'avez sauvé la vie, et aucune excuse ne sera jamais suffisante pour vous remercier comme il se doit. Alors, si jamais vous avez besoin d'un service, quel qu'il soit, promettez moi que vous irez voir Etienne de Longchamps. C'est un noble chevalier croisé et également... un... un ami à ma famille. Il est en ce moment en ville, pour quelques semaines encore avant de partir pour Jérusalem, et je suis certaine qu'il sera parfaitement d'accord pour s'acquitter de la dette de la... de la meilleure amie de sa sœur. Allez le voir de ma part, si jamais vous avez un quelconque souci, ou une faveur à demander à quelqu'un comme lui."

Voilà... elle avait fait tout ce qu'elle pouvait. Anxieuse, se demandant si son mensonge n'était pas trop flagrant, elle attendit une quelconque réaction du templier.
*Pourvu qu'il ne me prenne pas pour une folle !*
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MessageSujet: Re: Une matinée semblable à toutes les autres...   Mer 5 Nov - 19:40

La jeune femme dit simplement de ne pas s'inquiéter que c'était plus à Tristan de craindre leur prochaine rencontre et nullement à elle. Soit cette fille été inconsciente et courageuse soit elle cachait extrêmement bien son jeu, quoi qu'il en soit elle se retourna et fit quelques pas, Vossler en fit autant dans la direction opposé se disant que ce n'était pas les débordement de gratitude qui pourrait qualifier cette jeune femme quand soudain...

A la grande surprise de Vossler la pression légère d'une main lui retenu le bras, se retournant il vit la demoiselle qui, finalement était revenu sur ses pas et sembla enfin trouvé les mots pour le remerciez mais plus étonnant en plus de trouver les mots elle trouva aussi les gestes car elle déposa un léger baiser sur la joue du templier qui ne s'ettendait pas vraiment à sa au vue de la réaction qu'elle avait eu quelques minutes plus tôt, mais au final peut être était elle juste un peu impulsive. Après ceci elle fit une fois de plus mine de partir et revint une fois de plus vers lui, Vossler ne put s'empêcher de sourire en voyant ce ballet qui n'en finissait pas. Enfin elle parla d'un homme Etienne de Longchamps, un chevalier croisé qui, disait elle, l'aiderait en payement de la dette qu'elle avait envers lui.


"Soyez assuré que je n'oublierais pas ce nom mais sachez également que la gratitude et le baiser d'une femme efface toute dette."

"Gente Demoiselle, je vous fait mes adieux"


Vossler s'inclina simplement et partit.
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